Sondage sur l'accès à la gastro-entérologie au
Canada : Programme SAGE sur les temps
d'attente
D Leddin, RJ Bridges, DG Morgan, C Fallone, C Render, V Plourde, J Gray, C Switzer, J McHattie, H Singh, E Walli, I Murray, A Nestel, P Sinclair, Y Chen, EJ Irvine
HISTORIQUE : Le calcul des temps d'attente actuels pour l'accès aux
services de santé spécialisés au Canada est une méthode clé pour aider les
gouvernements et les professionnels de la santé à planifier judicieusement
en vue des besoins futurs en matière de santé. Ces données ne sont pas
faciles à établir. Une méthode a été mise au point pour calculer les
intervalles avant les consultations ou les interventions. Cette méthode
serait applicable à d'autres spécialités et permet d'évaluer les tendances en
matière de temps d'attente pour des intervalles calculés en années.
MÉTHODE : En novembre 2008, des gastro-entérologues des quatre coins
du Canada ont été invités à répondre à un questionnaire (en ligne ou par
télécopieur) qui incluait des données démographiques personnelles et des
données pour une période d'une semaine sur au moins cinq nouvelles
consultations et cinq interventions consécutives chez des patients qui
n'avaient encore jamais subi d'intervention pour la même indication. Les
temps d'attente ont été recueillis pour 18 indications principales et les
résultats ont ensuite été comparés aux données d'un sondage similaire
effectué en 2005.
RÉSULTATS : Les temps d'attente les plus longs observés concernaient la
colonoscopie de dépistage (201 jours), le suivi d'un cancer ou des polypes
du côlon (272 jours). Les temps d'attente les plus courts concernaient les
cas de cancers probables selon les résultats de l'imagerie ou de l'examen
physique (82 jours), la dysphagie ou l'odynophagie graves ou progressant
rapidement (83 jours), l'anémie ferriprive documentée (90 jours) et la
dyspepsie avec symptômes alarmants (99 jours). Comparativement aux
données de 2005, les temps d'attente totaux en 2008 ont augmenté dans
l'ensemble (127 jours, contre 155 jours, P < 0,05) dans la plupart des sept
indications pour lesquelles la comparaison a pu être effectuée.
CONCLUSION : Les temps d'attente médians en gastro-entérologie
continuent d'excéder les cibles recommandées par la Conférence
consensuelle et se sont significativement aggravés depuis 2005.
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