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Des recommandations probantes pour surveiller l'innocuité des antipsychotiques de deuxième génération chez les enfants et les adolescents
T Pringsheim | C Panagiotopoulos | J Davidson | J Ho | The Canadian Alliance for Monitoring Effectiveness and Safety of Antipsychotics in Children (CAMESA) guideline group
HISTORIQUE: Au Canada, l'utilisation d'antipsychotiques, notamment les antipsychotiques de deuxième génération (ADG), a augmenté de façon considérable depuis cinq ans chez les enfants ayant des troubles de santé mentale. Ces médicaments ont le potentiel de causer de graves complications métaboliques et neurologiques lorsqu'on les utilise de manière chronique.
OBJECTIF: Synthétiser les données probantes relatives aux effets secondaires métaboliques et neurologiques précis associés à l'usage d'ADG chez les enfants et fournir des recommandations probantes sur la surveillance de ces effets secondaires.
MÉTHODOLOGIE: Les auteurs ont procédé à une analyse systématique des essais cliniques contrôlés des ADG auprès d'enfants. Ils ont fait des recommandations à l'égard de la surveillance de l'innocuité des ADG d'après un modèle de classification fondé sur le système GRADE (système de notation de l'évaluation et de l'élaboration des recommandations). Lorsque les données probantes n'étaient pas suffisantes, ils fondaient leurs recommandations sur le consensus et l'avis d'experts. Un groupe consensuel multidisciplinaire a analysé toutes les données probantes pertinentes et est parvenu à un consensus à l'égard des recommandations.
RÉSULTATS: Les recommandations probantes portant sur la surveillance de l'innocuité des ADG figurent dans les présentes lignes directrices. Les auteurs indiquent la qualité des recommandations relatives à des examens physiques et tests de laboratoire précis à l'égard de chaque ADG à des moments déterminés.
CONCLUSION: De multiples essais aléatoires et contrôlés ont permis d'évaluer l'efficacité de bon nombre des ADG utilisés pour traiter les troubles de santé mentale en pédiatrie. Toutefois, leurs avantages ne sont pas sans risques: on observe à la fois des effets secondaires métaboliques et neurologiques chez les enfants traités au moyen d'ADG. Le risque de prise de poids, d'augmentation de l'indice de masse corporelle et de taux lipidiques anormaux est plus élevé à l'utilisation d'olanzapine, suivie de la clozapine et de la quétiapine. Quant au risque d'effets secondaires neurologiques des traitements, il est plus élevé à l'utilisation de rispéridone, d'olanzapine et d'aripiprazole. Des interventions de surveillance pertinentes des effets secondaires amélioreront la qualité des soins des enfants traités à l'aide de ces médicaments.
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