Caractéristiques
de l'échec de prothèses mammaires gonflables à solution
saline avec soupape à lamelle
W Peters
Entre 1992 et 1996, 189 prothèses mammaires à
solution saline ont été implantées chez des patientes
(54 pour une augmentation mammaire et 135 pour remplacement
de prothèse au gel de silicone). Neuf prothèses (4,8
%) se sont spontanément dégonflées en moyenne dans les
2,8 mois suivant l'opération (allant de 0,5 à 9 mois).
Six dégonflements étaient partiels (de 10 à 50 % du
volume de la prothèse) et trois étaient complets. Toutes
les prothèses défectueuses provenaient du même fabricant
et comportaient la même soupape à lamelle. Aucune des
prothèses défectueuses n'a présenté de signes visibles
sur leur paroi ou dans le mécanisme de leurs soupape
lors de leur examen au bloc opératoire. Toutefois, les
analyses subséquentes ont indiqué que toutes les prothèses
défectueuses présentaient une fuite par le mécanisme
à lamelle, soit de 2 à 3 gouttes par 12 heures. Ce taux
a augmenté significativement lorsqu'une pression était
appliquée sur la prothèse. Dans les trois prothèses
qui présentaient une fuite retard (6 à 10 mois), un
tissu fibreux a été observé dans le mécanisme à lamelle
des prothèses. On suppose que la défectuosité des prothèses
a résulté d'anomalies de leur soupape et que la croissance
du tissu fibreux dans le cathéter de la soupape peut
avoir joué un rôle dans au moins trois de ces prothèses.
Le tissu peut avoir stimulé la fuite de liquide. L'utilisation
de ces prothèses a été cessée il y a un an. Depuis,
on n'a noté aucune défectuosité des 68 prothèses à qui
ont été installées au cours de l'année écoulée.
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