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PROJET VÉNUS : REGARD ÉVALUATIF SUR LES TRAVAILLEUSES DU SEXE DE LAVAL

Kesnamelly Neff1, Joanne Otis2,3, Nguyen Minh Nguyen4, Karine Guilbeault1, Marie-Lyne Seguin1, Marie-Josée Bouliane4, Claude Laberge4
1Sida-Vie, Laval, Québec; 2Université du Québec à Montreal; 3COCQ-sida; 4Direction de la Santé Publique de Laval

Objectif : Le projet Vénus existe depuis 1999 à Laval pour promouvoir l'adoption de comportements sécuritaires face aux IST et au VIH/sida chez les travailleuses du sexe. Les interventions se déroulent dans les bars de danseuses, les agences d'escortes, les salons de massage érotique ainsi que dans le cadre du repérage de rue. Une démarche évaluative a été amorcée, basée sur la mise en commun des informations détenues par les acteurs du projet et sur les échanges et négociations engagés entre eux dans le but de décrire le degré d'implantation des interventions et d'en identifier les barrières et facilitateurs.
Méthodologie : La collecte de données se fait par l'analyse de registres d'activités, de focus groupes, d'entrevues et de questionnaires.
Résultats : Les données préliminaires indiquent que : le métier du sexe permet à la clientèle de faire de l'argent facilement tout en faisant plaisir aux clients; il permet aussi de rehausser leur estime et de rencontrer des gens intéressants. Les clients acceptent bien les limites des travailleuses du sexe en ce qui concerne les pratiques sexuelles, incluant le port du condom. La clientèle affirme que la société fait l'autruche à propos de leur métier et que leur pire ennemi sont les femmes. Quant aux interventions, autour de 100 activités ont lieu à chaque mois. Elles durent en moyenne une heure et sont de diverses natures : apprivoisement, information sur le projet, prévention et écoute dans 70% des cas. Dans 10% des cas, elles sont de l'ordre du soutien psychosocial, du suivi, des références juridiques, sociales et médicales, en plus d'inclure des activités de dépistage des hépatites A et B et d'autres IST.
Conclusion : Les résultats préliminaires obtenus suggèrent des pistes d'action et permettent d'ajuster les activités en développant les compétences des intervenantes et par conséquent, de faire une promotion plus efficace des comportements sécuritaires face aux IST et au VIH/sida auprès des travailleuses du sexe
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